"Dans sa tête il entendait un tic tac comme des coups de tambours ."Toujours , jamais" , répétait cette monstrueuse horloge, qui avait marqué les heures de son enfance , l'horloge de l'enfer ,qui durant toute l'éternité dit : "toujours , jamais" : les damnés sont pour toujours en enfer , ils n'en ressortent jamais : "toujours , jamais" . Sous l'horloge , il voyait les visqueuses flammes eternelles , et il voyait les damnés nus etranglés par les flammes et les serpents, "Toujours , jamais" , scandait l'horloge de son enfance, l'horloge de la damnation eternelle dont souffrent ceux qui ...."
Roch Carrier , La Guerre , Yes Sir !
Littérature Québécoise . 1965